Points de départ
Si vous avez parcouru le site vous avez déjà du voir ces phrases sur la page d'accueil. Elles sont là pour poser des bases saines pour avancer sur le chemin.
"Dans la cadre d'une expérience, des chercheurs ont offert une plante à tous les résidents d'une maison de retraite. A une moitié d'entre eux, ils ont précisé que cette plante était confiée à leurs soins et qu'il était de leur responsabilité de veiller) ce qu'elle ait suffisamment d'eau et de lumière. L'autre moitié devait juste en profiter sans se préoccuper de son entretien: le personnel de la maison de retraite s'en chargerait. A la fin de l’anée, les chercheurs ont comparé les deux groupes. Les résidents qui devaient prendre soin de leur plante avaient vécu nettement plus longtemps que la moyenne, ils étaient en meilleure santé, plus curieux, et en lien avec le monde . Les autres affichaient globalement une longévité, un état de santé, une curiosité et un contact avec le monde extérieur identiques à ceux des gens de leur âge".
J'ai compris certaines des raisons qui font que la Pleine Conscience parait désuète voire inadaptée. Et encore, il y en a bien d'autres...
La Pleine conscience fait-elle de nous des Bisounours en nous apprenant à ouvrir notre coeur ?
Non, la Pleine Conscience nous donne simplement le choix. Celui de choisir ce que nous voulons promotionner. C'est le choix entre deux mondes, à l'image de ceux parfaitement décrits dans les "2 Loups", la fable amérindienne que vous trouverez sur ce site.
Il est clair qu'on à l'impression que ce choix a déjà été fait, simplement parce que l'on a aujourd'hui constamment la "tête dans le guidon" et, qu'à aucun moment, on lève cette tête pour voir où on est, où on en est, où on va, et s'arrêter pour décider de changer de voie.
En ayant l'impression que le choix est fait et qu'on ne peut pas revenir en arrière parce que c'est impossible. Or , c'est justement cette possibilité que la Pleine Conscience nous donne par la prise de conscience, possible pour chacun d'entre nous.
Mais, on n'y croit pas.
Alors, nous allons droit dans le mur. Un mur qui est exactement l'opposé des valeurs de la Pleine Conscience ( l'amour bienveillant qui est la base de tout, la compassion, la joie sympatisante et l’équanimité) qui nous apprennent à développer les états mentaux bénéfiques et à lâcher les nuisibles comme nous le dit si bien Sharon Salzberg. Rien d'autre n'est démontré dans cet extrait qui est époustouflant d'actualité, et qui pourrait même être développé un peu plus si l'on y parlait du dérèglement climatique et de ses conséquences, et de l'importance de cette prise de conscience qui là aussi souligne l'importance de la pratique de la Pleine Conscience
" Qu'est ce qui nous arrive ? Cette impression étrange que le monde ne tourne plus rond, que nous errons sur des sables mouvants, et qu'un orage mauvais s'annonce...Chaque matin, nous nous réveillons en redoutant les dernières nouvelles du grand cirque planétaire. Voici, ici, le poison antisémique, qui retrouve sa virulence, le fanatisme islamique qui poursuit son oeuvre de mort, relayé chez nous par des valets complaisants qui se prétendent vertueux. Voilà, la-bas, dans cette Amérique que, pourtant nous chérissons, ce président cupide qui démolit les murs porteurs de la démocratie, détricote les alliances, et courtise le conquérant russe qui veut asservir l'Ukraine. Et tous ces démagogues qui surgissent dans une Europe divisée.... Partout, on trahit nos valeurs héritées des Lumières, on s'attaque au socle des principes et des droits sur lequel est fondé ce que nous avons de plus précieux : nos libertés.
Vous voulez en savoir davantage ? Alors, mettez un message sur la messagerie de ce site !! et je répondrai à votre questionnement .
NB: La fable amérindienne est là pour ceux qui ne la connaissent ou ne la trouvent pas
Un enfant vient voir son grand-père et lui confie être en colère, car un de ses amis a été injuste envers lui. Le vieil homme veut alors apprendre à son petit-fils ce qu’est la vie.
« En chacun de nous, il y a un combat intérieur, dit-il au jeune garçon. C’est un combat jusqu’à la mort et il se tient entre deux loups.
Le premier est ténébreux. Il est la colère, l’envie, le chagrin, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l’égo.
Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité et la compassion. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous les deux cherchent à dominer mon esprit. Le même combat a lieu en toi et à l’intérieur de tout le monde ».
Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis il demande à son grand-père :
« Quel est le loup qui gagne ? »
Le vieil homme sourit et lui répond :
« Celui que tu nourris ».
La création de ce site et du blog associé avaient pour objectif de favoriser les échanges tout en gardant un aspect ludique. Cette objectif n'est pas atteint et peut avoir plusieurs explications que je ne suis pas certain de pouvoir toutes résoudre. Surtout l'absence de réponse ou de réaction.
Tout ceci se terminera donc peut être plus rapidement que prévu....
Changer les mentalités est toujours compliqué, surtout en l’absence de retour où chacun est plus enclin à "bénéficier" qu'à "participer".
Peut-être n'ai je pas été assez explicite.
Aussi, j'ai rajouté ce jour une information sur la page d'accueil de ce site intitulé "Utilité de la pratique dans la vie quotidienne" qui précise :
- qu'il est souvent difficile de convaincre tout un chacun de l'intérêt de l'apprentissage de la pratique de la Pleine Conscience dans la vie humaine
- que l'éveil de notre conscience, qui est à la base même de la pratique de chaque méditant, a cependant de grands avantages car il s’intéresse à développer progressivement notre prise de conscience de la "réalité", quelle qu'elle soit, notamment autour des éléments suivants qui prennent une place importante dans la vie quotidienne de tout un chacun:
Quelques éléments de réflexion sur ces 6 points seront donc abordés au sein de ce blog dans les prochains mois, jusqu'à l'extinction possible et complète de ce site, preuve, s'il en faut, que cet éveil est avant tout l'acquisition de plus de sérénité et de sagesse face à la vie et à ses caractéristiques .
Alors que j'ai du mal à faire fonctionner la messagerie pour échanger, je vous propose un petit jeu qui touche à un sujet passionnant à la fois très populaire dans le monde du travail et partout ailleurs et qui est particulièrement destructeur. Il faut en pendre conscience.
Peut-etre certains d'entre vous connaissent ce petit exercice.
Avant d'aller plus loin, je vous propose donc l'exercice suivant à réaliser avec un outil permettant de mesurer le temps (trotteuse, chronomètre, montre, téléphone... ).
Etape 1 : Le jeu consiste à lire plusieurs fois une phrase simple, à vitesse normale, et en se chronométrant à chaque fois. Cette phrase contient 11 mots.
La voici :
- "j'ai une nouvelle voiture de sport rouge qui va très vite"
le but est d’obtenir un temps médian de lecture de la phrase: T1
Etape 2 : consiste à mesurer le temps nécessaire pour énumérer les chiffres entre 1 et 11, ou plus simplement en comptant normalement de 1 à 11.
vous pouvez chronomettrer ce temps médian en répétant le décompte plusieurs fois pour voir que c'est environ toujours le même temps : T2 .
Etape 3 : c'est l’étape la plus intéressante a réaliser les yeux fermés, pour vous concentrer et tout en chronometrant. Il faut mélanger adroitement les deux phrases précédentes en prononçant alternativement les mots de la phrase et les chiffres:
j'ai-1; une-2; nouvelle-3; voiture-4....... et ainsi de suite jusqu'à la fin de la phrase : T3
En comparant T1, T2 et T3, que constatez-vous ?
Comment expliquer les différences constatées ?
Ceux qui souhaitent répondre ( pour en savoir davantage) peuvent le faire sur la messagerie : info@ergo-sum-meditation.fr
Voilà une suggestion de réflexion que je souhaite vous partager et sur laquelle nous pourrions échanger entre nous grâce à la messagerie . Elle pourrait également être le sujet d'un temps méditatif préalable pour chacun.
En effet, il est temps d'insister une fois encore sur l'importance de la distinction entre "avoir des pensées" et "penser".
Avoir des pensées est très fréquent car c'est une activité automatique de notre cerveau. Pratiquer la méditation c'est aussi apprendre à calmer ces pensées automatiques ce qui , quand cela survient , est très agréable et repose l'individu. Une fois ce silence obtenu, nous avons davantage d'opportunités de "penser à" dans un travail basé sur la volonté de développer la capacité de l'individu à construire une réflexion profonde à partir de l'action de penser et en ouvrant son coeur, tout en se basant les qualités bien connues portées par une pratique méditative véritable qui ont été travaillées dans la formation MBSR .
Cela devient alors un avantage déterminant pour le méditant que l'on peut rattacher à une forme de sagesse intérieure permettant d'échanger des réponses et non plus des réactions. Cette distinction est importante car cela permet de laisser l’égo à la porte, celui qui nous fait dire que nous sommes le plus intelligent, le plus fort et que nous avons les meilleurs raisonnements ou encore les meilleurs arguments, que nous avons raison et que tous les autres ont tort......
Les échanges gagnent en intérêt et en profondeur, et font naitre la joie, la joie d'apprendre des autres en échangeant, la joie de progresser en connaissance, en sagesse, en humilité et en sérénité. Un mot alors, me vient à l'esprit, qui résume bien des acquis : la sérendipité*.
Sachant que nous sommes tous à la fois soignant de quelqu'un et aussi soigné (le plus simplement dans le sens du "prendre soin de soi" mais aussi dans un sens plus prosaïque), je vous propose le sujet de la vulnérabilité.
Le concept de vulnérabilité nait initialement de l'activité basique du soin . Il n'y a aucune difficulté à percevoir la vulnérabilité du malade, quel qu'il soit, ce qui a créé une éthique spécifique que l'on appelle l'éthique du soin qui va jusqu'à l'éthique du care. C'est tout ce qu'a interrogé l'intervention de Walter HESBEEN l'année dernière .
Alors , l’égo nous fait immédiatement poser cette question : qui est le plus vulnérable ?
Et on peut dire que toutes les conclusions tirées de la notion de vulnérabilité de soignants sont encore loin d'être tirées , notamment vis à vis de facteurs de vulnérabilisation.
Sachant que nous sommes à la fois soignants et soignés, surtout pour ceux qui sont dans une forme de "professionalisation" du choix ( le soignant professionel volontairement, le patient involontairement), même si ce mot peut choquer ou blesser, mais il est là pour insister sur la préoccupation continue qu'il génère:
Aussi anodin que cela paraisse, ce sujet est capital pour prendre conscience de l'humanité partagée qui fait que nous sommes tous dans le même bateau. Si chacun doit garder sa place pour agir, il en est qui sont "entre-deux" ce qui n'est pas simple mais peut apporter un éclairage important. On touche ici à des sujets connexes importants tels que l'empathie et la compassion.
La Pleine Conscience est toujours aidante , particulièrement là , car elle nous donne le choix dans nos réponses Et si nous arrivons a échanger, alors l'apport risque d'être captivant . C'est l'enjeu, en particulier lors de la constitution de groupes MBSR en ville, où peuvent se retrouver soignants et soignés, sans jamais se dévoiler, de partager nos ressentis lors des séances de dialogue exploratoire. C'est également l'enjeu lors de réunions informelles de partage telles que les organisions antérieurement et que nous appelions "Un samedi en passant " .
Il n'y a plus qu'à... si vous le souhaitez
Merci d'apporter votre contribution méditative sur la messagerie de ergosum si cela vous dit que vous soyez soignant ou soigné, ou les deux.
pour contribuer mettre un message sur l'adresse : info@ergo-sum-meditation.fr
*sérendipité : elle se caractérise par la survenue, par hasard, d'une découverte inattendue qui s'avère ensuite fructueuse
En pratique méditative, la lecture de poème est une activité importante pour adoucir l'ambiance, favoriser l'ouverture du coeur, et acquérir un peu de sagesse . Elle nécessite d'y mettre de la conscience:
- en apprenant à lire le texte en pleine conscience
- en se laissant quelques secondes de silence pour s'en imprégner davantage
Tout ( préférentièllement) ou partie du poème ( surtout si il est long) ou peut etre lu.
le texte est souvent lu entier.
Chaque instructeur a ses poèmes et textes préférés. Ceux présentés ici peuvent être copiés et diffusés. Si c'est le cas , vous pouvez laisser un commentaire dans la messagerie de ce site pour nous informer et cela nous fera plaisir en nous motivant à poursuivre ce petit travail. L'adresse est à l'adresse mail est : info@ergo-sum-méditation.fr
1- L' Amour après l'amour. Derek Walcott
2- Texte issu de la tradition amérindienne : les 2 loups.
3- Texte de Marshall B.ROSENBERG qui décrit les motivations des instructeurs de ce site :
Dans la pratique sportive, comme dans toutes les activités humaines, la Mindfulness (Pleine conscience) a une place importante. Il n’est pas nécessaire que l’instructeur de méditation soit un grand sportif mais qu’il propose, à bon escient, l’apprentissage de la pratique de la Pleine Conscience, qui pourra être utilisée à des moment clefs de la vie sportive avec l’aide et les conseils de son entraineur. Il est juste là en tant qu’enseignant de Pleine Conscience (même si il a eu, ou à lui-même, une activité sportive modeste)
Car la Méditation de Pleine Conscience s’intéresse à 2 outils essentiels pour le sportif : son corps et son cerveau.
Il n’est pas étonnant alors que les préparateurs mentaux (voir les ouvrages de Christian TARGET notamment) et des psychologues du sport, fassent souvent appel à de nombreux apprentissages acquis par le programme de réduction du stress basée que la Pleine conscience (MBSR).
Cette formation proposée, sur ce site, est tout aussi efficace pour un sportif en sport individuel, ou pour souder les membres d’une équipe sportive (en plus du bénéfice individuel). Bon nombre de sportifs professionnels pratique ainsi la méditation. Aujourd’hui Le plus bel exemple médiatisé est le encore le tennisman international Novak DJOKOVIC. Entre autres, ceci lui a permis d’avoir un palmarès unique parfois obtenu par l’utilisation d’un temps-mort autorisé (5eme set) aller méditer dans les vestiaires au cours d’une finale de Roland Garros, ce qui lui a permis de remporter le match alors qu’il était mal engagé.
Chez les sportifs (mais c’est la même chose chez les musiciens), le cerveau a une place fondamentale dans la préparation mentale et physique à la fois pour approfondir l’entrainement et vivre les temps forts plus intensément et plus sereinement ;
- dans la gestion du stress (en compétition ou en concert), pour retrouver le calme mental et aussi apprendre à le dépister dès que le stress survient, lui permettant de répondre plutôt que de réagir. C’est en prenant conscience de ses pensées, et aussi des émotions et de ses ressentis, en connaissant mieux ses limites, qu’il apprendra comment les dépasser raisonnablement ou pas, qu’il reconnaitra ses expressions corporelles parfois surprenantes. De la même façon, la Pleine conscience lui apprend à gérer ses capacités de motivation et de remotivation, de concentration et de re-concentration, et son impulsivité (colères).
- la Pleine conscience intervient alors aussi sur les prises de décision qui interagissent à la fois sur l’engagement, les capacités de performance, le goût de l’effort, la confiance en soi et l’estime de soi. Pas étonnant que la méditation soit utilisée, avec d’autres techniques pour accroitre sa lucidité, son authenticité et travailler sur l’acception (échec, blessure du sportif).
On est bien là, dans l’apport phénoménal des neurosciences pour les sportifs, par exemple autour de la notion de « Flow » qui a fait l’objet d’ouvrages importants par Jean Philippe LACHAUX ( « Le cerveau attentif », « Le cerveau funambule », ou encore « Le cerveau des champions »).
On commence ainsi à toucher du doigt l’importance universelle de l’apprentissage de la Pleine conscience dans la gestion du stress, dans la gestion des émotions et des pensées, pour tous les métiers où il joue un rôle important, surtout quand il commence à favoriser une limitation des actions, ce qui est très fréquent ou une modification comportementale.
Mais aussi le rôle important dans le « management de soi et des autres » notamment au sein des entreprises.
La place de la Pleine Conscience dans la Société est en train de changer lentement et c'est ainsi que cela doit se passer.
- Pourquoi ? : il est clair que l'origine de la pratique méditative est très ancienne et a été découverte dans de nombreuses civilisations et traditions qui font, lorsque que l'on comprend son intérêt aujourd'hui, que la paternité de cette pratique est débattue parfois vigoureusement comme si c’était le plus important (d'être le premier). Peut-être le plus consensuel pour tout le monde, reste l'origine bouddhique, avec naturellement le Bouddha lui même, et se résume par un mot-clef qui est central et qu'il ne faut jamais oublier : l'éveil !. Et être "éveillé" , pris dans ce sens, n'est ni facile ni rapide. C'est un travail de longue haleine qui contraste aujourd'hui avec l'envie que tout doit s'acquérir de plus en plus vite surtout quand on considère que c'est du "développement personnel". Il est alors important d'insister sur cette nuance amusante qui change tout: il ne s'agit pas du "dévelopement personnel" mais plus profondément du "dévelopement de la personne". On comprend que cela prenne du temps, reste difficile, et est bien souvent "paradoxal" par rapport à l’évolution du monde actuel avec un risque important de nombreux jugements erronés. Pour le comprendre il suffit de parcourir une lecture initiatique écrite par Jon Kabat-Zinn (JKZ), initialement tirée se son livre fondateur " L'éveil des sens" (2009) mais dont une partie a été publiée en français pour la première fois en 2020 sous le titre "L'Eveil de la société" . Pour cette édition, l'auteur a écrit un nouvel avant propos qui insiste sur la progressivité et la lenteur de la transformation de la société qui s'éveille, sans aucun doute.
- le caractère universel de l'éveil a des conséquences importantes parmi de nombreuses autres sur lesquelles je souhaite insister :
. d'abord on imagine rapidement que cet éveil (et son origine bouddhique) n' est pas laïque car on le rencontre dans toutes les spiritualités et que certains en usent expliquant certaines dérives . Par définition, la Pleine Conscience a été clairement laïcisée d'emblée mais sa pratique soulève parfois certaines questions auxquelles chacun de nous répond en fonction de sa spiritualité initiale. Rien n'est obligatoire. Mais cela viendra naturellement en fonction de sa pratique et de son intensité de pratique par le simple fait que l'on apprend chaque jour à se tourner à l'intérieur de soi et à regarder le monde avec son coeur ouvert. Nombreux sont ceux qui retrouvent alors leur spiritualité originelle ou pas, celle qu'ils souhaitent pour continuer à progresser (parce que rien n'est statique, nous sommes sur un chemin). Et la pratique de la Pleine conscience reste laïque en fonction du choix de chacun.
. ensuite on peut pratiquer la Pleine Conscience dans toutes les dimensions de la vie, ce qui peut énerver certains qui retrouve l'usage de la Pleine Conscience dans toutes les activités de la vie humaine simplement parce qu'elle prône l’éveil, autant dire de la conscience et que cela peut changer grandement les choses dans toutes les activités de l'être humain quelles qu'elles soient: le travail , les loisirs, l'activité sportive , l’enseignement , le management, la cuisine , la musique, la peinture, le jardinage, l’éducation , la parentalité... c'est sans fin. Et il n'est pas un jour où l'on s'aperçoit que mettre de la conscience change la vie quand on apprend à se poser, à regarder, à ressentir.
. enfin la première perception est alors souvent une perte de temps et on a de moins en moins de temps à soi, aux autres. Les pensées qui surviennent sont alors perturbantes: la pratique de la Pleine Conscience est une perte de temps que je n'ai pas à moi. La formation initiale à la Pleine Conscience qui dure 27 heures ( le programme MBSR) apparait comme une sinécure inatteingnable et impossible dans ce monde de dingue. C'est simplement parce que, là encore, nombreux sont ceux qui veulent aller plus vite que la musique. Et le cout surnuméraire de la formation n'arrange rien ( si ce n'est que c'est aussi une motivation paradoxale non négligeable bien visible sur l'inconsistance de la présence à la formation quand elle est gratuite comme sur la pérennité de sa pratique sur le long terme). Mais il n'y pas un participant de la formation MBSR qui ne finisse par penser de lui-même que la la pratique est fondamentale si il continue de la pratiquer .
. mais attention, rien n'est jamais acquis. Surtout quand on est dans le monde d'aujourd'hui, où, si l’envie de ralentir est évident, surtout quand on a appris les bases de la Pleine Conscience, on ne goute plus la vie de la même façon. Et garder ces valeurs est difficile. La facilité comparée aux exigences de pratiques journalières, mêmes minimes ( 10 à 20 min/ jour) peuvent finalement nous faire retomber dans nos travers habituels. Autant dire que la perte progressive des acquis fait que chacun risque de revenir à son point de départ : l'irritabilité, être dans ses pensées, être assailli par ses pensées et ses jugements, retrouver le manque de sérénité, la jalousie , la honte, la colère , le stress, la malveillance, la non-écoute, l'inattention... La formation nous apporte des solutions qui ne sont parfois que transioires.
Mais la réalisation de "retraites de quelques jours" est indispensable pour se conforter dans la persistance de la pratique et le partage de l'expérience .
- une fois sur le chemin, l’évolution de l'être humain qui a gouté aux nombreux avantages de la Pleine Conscience (sans en avoir perçu encore tous les arcanes, ce qui prend la vie toute entière) arrive souvent, quand il est convaincu des avantages qu'il a lui-même expérimenté, à une étape naturelle importante dans la pratique . Cette étape il doit lui même l'apprendre, la comprendre et la dépasser car c'est son plus grand danger: l'instrumentalisation . Sinon, notre pratique change : on ne "médite plus pour méditer" mais pour acquérir quelque chose. Cette nuance doit être explicitée d'emblée: la méditation est efficace "pour tout" quand on ne recherche rien d'autre que pratiquer la présence et l'éveil à l'instant présent. Le discours classique du néophyte, ou de celui qui n'a rien compris est:" j'ai médité pour me calmer et après la méditation, j' étais tout aussi énervé. Cela ne marche pas" (jugement immédiat). Hélas oui, simplement parce que cela ne marche pas ainsi, surtout au début. L'instrumentalisation de la Pleine conscience, c'est a dire méditer pour acquérir quelque chose, favorise sa désopérationalisation. Cette nuance est importante, notamment lors de l'emploi de la Pleine Conscience dans le management ou en médecine.
Notre motivation est simple : si la bonne pratique apporte beaucoup, il faut garder en tête que l'on ne médite que pour méditer sans s’inquiéter du reste qui arrivera tout seul. Bien sur, un certain temps est nécessaire. Pour autant, il ne faut pas se tromper soi-même: instrumentaliser la Pleine Conscience, c'est détourner de manière illégitime ce processus vers d'autres fins que celles initialement prévues. C'est à dire juste méditer. C'est simple à comprendre mais très difficile à appliquer , expliquant combien cette incompréhension participe aux jugements d'inefficacité de la Pleine Conscience comme aux incompréhensions fondamentales de la pratique, qui toutes apparaissent inatteingnables , difficiles à atteindre ou encore stupides : le non effort , l'acceptation, le non jugement, le lâcher-prise ...
- ce caractère paradoxal et contre-intuitif nécessite beaucoup de temps de réflexion et de méditation pour en connaitre tous les dangers et les travers, bien visibles ici et là, et expliquant bien des dérives notamment dans les usages instrumentalisés de la Pleine Conscience .
Pour terminer et insister sur ces dernières caractéristiques si particulières, je souhaite citer une phrase qui résume bien cette idée de paradoxe et une phrase qui démontre que la Pleine Conscience va bien au delà de ce qu'elle enseigne, quand on reste sur le chemin.
1- la première ,à visée personnelle du lecteur, et du pouvoir de transformation de la Pleine Conscience : " il y a un paradoxe curieux qui fait que lorsque je m'accepte justement tel que je suis , alors je peux changer "
2- la seconde, sur le thème de la transformation des individus par la pratique ( là, dans le management...) et est issue d'un commentaire publié d'un directeur comercial. Celui-ci avait proposé à son entreprise de faire une formation sur la Pleine Conscience dans l'espoir d’améliorer la concentration et l'efficacité, pour lui-même et ses équipes . Mais il a y eu aussi une autre conséquence, inattendue, bien plus significative:
" j'ai constaté que nous sommes tous devenus plus efficaces et plus productifs - et j'en suis heureux . Mais il y a quelque chose de plus important: je trouve que nous devenons de meilleurs être humains, des gens plus bienveillants, plus aimables et plus heureux".
Cogito ergo sum nous disait Descartes.
Je pense donc je suis .. ou j'existe. Alors pourquoi n 'avoir gardé ici que le Ergo Sum et avoir fait disparaitre "cogito".
Il s'agit là de souligner un point important en méditation que l 'on appelle le vagabondage mental ou encore "l'esprit de singe" ou encore Radio mental.FM. et attirer votre attention précieusement sur la distinction entre "avoir des pensées" et "penser". Penser, ce n'est pas avoir des pensées. Prendre conscience de cette différence est fondamental. On estime que notre cerveau fabrique 60.000 pensées automatiques par jour dont 80 % sont les mêmes que la veille. Celles-ci sont aléatoires, répétitives, compulsives et n'ont rien à voir avec l'action de penser.
Méditer c'est apprendre à faire cette distinction qui ne retire rien à la réflexion de René Descartes qui reste valable traduisant tout l’avantage de s'arrêter, de se poser, de prendre conscience en demander à notre cerveau de nous faire réfléchir à telle ou telle autre question ou stratégie C'est bien sur, une façon d'être conscient, et la pratique méditative est très utile en nous laissant le temps et en pesant les différents arguments pour affiner notre réponse.
Cette attitude est toute différente que de porter son attention sur nos pensées qui nous assaillent sans cesse et nous emmènent dans nos pensées bien loin, dans le passé ou le futur en tentant de réinventer le monde, qui font que l'on est plus présent à l’instant, présent et à ce qui s'y passe et aussi à ce que l'on ressent , ce que l'on voit et qui génére des jugements qui modifient nos comportements. "Etre" dans ces pensées (automatiques) qui ne s'arrêtent jamais fait que l'on n'est plus conscient de l'instant présent et d'instant en instant.
La pratique du calme mental, en méditation, est un exercice important qui éteindra très lentement les pensées automatiques . Cela ne vous empêchera pas de réserver un temps particulier pour résoudre tel ou tel problème par un temps de réflexion.
17 mai 2026 07:24
Si vous avez parcouru le site vous avez déjà du voir ces phrases sur la page d'accueil. Elles sont là pour poser des bases saines pour avancer sur le chemin.
17 mai 2026 06:45
14 mai 2026 19:20
Le compétition est souvent rude entre instructeurs alors qu'il n'existe en France que deux organismes ayant la valence QALIOPI, c'est a dire reconnus par la qualité de de leur formation par l’état français formant donc des instructeurs certifiés. La certification permet habituellement de réduire voire d'annuler le risque de dérives sectaires et d'avoir une qualité optimale de l’enseignement. Chaque instructeur certifié organise ses programmes à sa guise mais suit habituellement le schéma enseigné.
Ceci permet d'identifier des instructeurs correctement formés lors d'une formation initiale de 18 mois. La durée totale pour la certification est donc bien de 18 mois
Ces deux organismes sont
- l' ADM : association pour le developpement de méditation qui est francaise
- l' IMA; association européenne de 'l'Institute for Mindfulness-Based Approaches
Certains pays européens ont plusieurs instituts de formation mais, comme souvent en France, notamment compte tenu d'une ancienneté plus importante de l' ADM et du fait qu'il n'y avait que 2 formations, il est normal qu'il y ait eu une forme de mise en compétition. Certains même ont été formés par l' ADM et travaillent au sein de l' IMA.
La pratique de la Pleine Conscience est heureusement arrivée à bout de cette compétition et il est heureux d'avoir vu apparaitre en France l ' AFEM : l'association Francaise des Enseignants en Méditation qui tend a mettre tout le monde dans le même panier.
Il existe un site de l' AFEM où sont référencés la majorité des enseignants et qui vous informe en fonction de votre origine géographie où se trouvent les enseignants adhérents les plus proches.
Et je vous mets les 2 pages tirés du de l' AFEM qui donne des informations sur les programmes MBSR de méditation
https://afem-mindfulness.org/pleine-conscience/comprendre-la-pleine-conscience-et-la-mbsr/
https://afem-mindfulness.org/pleine-conscience/histoire-recherche-et-faq-mbsr/
Le second lien apporte des informations sur les origines, la recherche scientifique actuelle et les questions fréquentes qui sont soulevées qui peuvent être comparées aux information sur le site de ergo-sum.
Les 2 enseignants sur ce site sont certifiés, ont été formés par l' IMA et sont membres de l' AFEM.
Bonne lecture